Pascal Le Néouanic, (suppléant Pierre Ouzoulias), du Front de Gauche ont aussi répondu à notre questionnaire. Des réponses aux préoccupations des Français, une vision libérale de la société et une économie reprise en main par la démocratie. Encore une passionnante contributions! Retrouvez son site internet.
Placecondorcet.fr: Est-ce que la lutte contre la résorption du déficit de la France sera une priorité ?
Pascale Le Néouannic : On ne peut répondre à cette question sans rappeler comment cette dette s’est accumulée. Elle est la conséquene des politiques libérales menées depuis le début des années 1970 par tous les États occidentaux. La France a fait le choix, en 1973, de faire appel aux banques pour financer sa dette alors qu’elle empruntait directement à la Banque de France auparavant. En 30 ans, la France a ainsi payé plus de 1 300 milliards d’euros d’intérêts. La dette publique est devenue une source de revenu essentielle pour les banques privées. Dans le même temps, les États européens, dont la France, ont choisi de réduire considérablement leurs recettes fiscales en allégeant sans cesse la fiscalité qui pèse sur les revenus du capital. La fiscalité est aujourd’hui profondément inégalitaire. Les grands groupes payent beaucoup moins d’impôts que les PME (8 % pour les grands groupes contre 33 % pour les PME) et les foyers les plus riches échappent, grâce aux niches fiscales, à l’imposition qui, en revanche, pèse plus fortement sur les classes moyennes.
Nous refusons les discours culpabilisateurs selon lesquels « nous vivons au-dessus de nos moyens » ou « nous n’avons pas d’autre choix ». Aurions-nous trop dépensé pour l’école et la santé ? Non, ce sont les cadeaux fiscaux et sociaux accordés qui ont asséché les recettes. Ensuite, nous ne pouvons accepter de rembourser ces dettes sans examiner au préalable les conditions financières dans lesquelles elles ont été contractées. Est-il légitime de rembourser des emprunts qui ont contribué à alimenter la spirale infernale de la spéculation et à développer les produits toxiques responsables de la crise financière ? Avant tout il faut réaliser un audit de toutes les dettes publiques.
Enfin l’argument de la dette est surtout un moyen pour la finance d’imposer des politiques libérales de casse sociale pour brader les biens et les services publics. Les exemples terribles de la Grèce, de l’Espagne et de l’Italie apportent la preuve que les politiques d’austérité, censées résorber la dette, conduisent en fait à un appauvrissement dramatique de la société, à une diminution des recettes des États et finalement à toujours plus de déficits. Il faut donc inverser les priorités et mettre en place des politiques fiscales afin de favoriser la redistribution de la richesse et le développement. Dans l’immédiat, pour priver la finance de ses ressources spéculatives, les États doivent pouvoir emprunter directement à la Banque centrale européenne, aux mêmes taux d’emprunt que les banques privées (1 %). Cette proposition portée par le Front de Gauche était considérée il y a encore quelques mois comme « utopiste ». Aujourd’hui beaucoup d’économistes en reconnaissent le bien fondé. C’est la preuve que notre programme politique, qui ne rentre pas dans les cadres de la pensée dominante, apporte pourtant des solutions à la crise.
Placecondorcet.fr: Êtes-vous pour la fin progressive de l’exploitation de l’énergie nucléaire ?
Pascale Le Néouannic : Le Front de Gauche défend, dans le domaine de l’énergie et de l’environnement, le principe de la planification écologique. C’est une véritable révolution qui oblige à redéfinir nos modes de production, de consommation et d’échange en fonction de l’intérêt général de l’humanité et de l’impact de l’activité économique sur l’écosystème. Nous pensons qu’il ne peut y avoir de véritable politique écologique sans une remise en question radicale du mode de fonctionnement du capitalisme et notamment de sa propension à transformer l’humain et la nature en marchandises.
Nous pensons qu’il ne peut y avoir de véritable politique écologique sans une remise en question radicale du mode de fonctionnement du capitalisme et notamment de sa propension à transformer l’humain et la nature en marchandises.
Les député(e)s du Front de Gauche demanderont l’ouverture d’un grand débat public national sur la transition énergétique de la France qui permettra de discuter de toutes les hypothèses, y compris de celle d’une sortie du nucléaire. À titre personnel, comme d’autres au Front de Gauche, je suis favorable à la sortie progressive du nucléaire, mais je sais aussi que ce débat traverse toutes les organisations politiques. C’est la raison pour laquelle le Front de Gauche propose un Référendum, comme cela s’est fait dans d’autres pays européens. On ne peut pas condamner l’absence de débat sur le choix du nucléaire, réclamer transparence et démocratie, y voir un sujet de société qui nous engage tous et refuser de consulter les citoyennes et les citoyens sur cette question ! C’est mettre en mouvement les usagers, les travailleurs de l’énergie et les chercheurs. Sans attendre, il faut que l’État soustraie aux intérêts privés la politique de l’énergie et la sécurité des installations nucléaires en nationalisant EDF, GDF, Areva et Total et en interdisant l’externalisation des opérations de maintenance et de sûreté nucléaire.
À propos de l’environnement, les ressources naturelles doivent être protégées c’est pourquoi, par exemple, au conseil régional, j’ai défendu la position que les espaces naturels, les terres agricoles et les réserves en eaux du plateau de Saclay étaient indispensables à l’équilibre environnemental du sud de la petite couronne et que je me suis opposée aux projets d’urbanisation de ces espaces.
S’agissant de la Politique Agricole Commune, elle doit être réorientée au service d’une agriculture paysanne, créatrice d’emplois, produisant une alimentation de qualité pour tous, permettant un haut degré d’indépendance alimentaire de l’Europe, préservant l’environnement et n’entrant pas en concurrence avec les agricultures paysannes du Sud. Il faut aussi apporter une attention particulière à la question de la santé alimentaire liée au développement des pesticides, des insecticides et des OGM. Contrairement à ce qu’affirment les entreprises agro-industrielles, l’utilisation des OGM s’est accompagnée d’une augmentation des produits phytosanitaires. On sait aujourd’hui que l’accumulation dans la chaîne alimentaire de tous ces produits toxiques est un danger majeur pour la santé publique. D’un point de vue économique, on ne peut accepter que les multinationales de l’agro-alimentaire contrôlent la production alimentaire de la planète en déposant des brevets sur les organismes végétaux et animaux.
À l’Assemblée nationale, je défendrai l’instauration de prix garantis aux producteurs et l’encadrement des marges de la grande distribution ; la révision du code des marchés publics pour permettre à la restauration collective de s’approvisionner en produits de qualité auprès de circuits de proximité ; l’abandon des subventions aux agro-carburants qui entrent en concurrence avec l’usage alimentaire des terres et le maintien du moratoire sur les OGM. Enfin, il faut faire de la revalorisation des revenus des exploitants agricoles et des retraites agricoles, un axe fort de nos politiques.
Placecondorcet.fr: L’Éducation sera-t-elle une de vos priorités ?
Pascale Le Néouannic : Jamais la population, les parents d’élèves, les enseignants, les personnels n’ont marqué un tel rejet des mesures prises par la Droite en matière d’éducation : remise en cause de la scolarité des deux ans avec la mise en place de jardins d’éveil à la charge des collectivités et des contribuables, réduction de l’éducation prioritaire à un repérage des « élèves à risque », sabordage de la formation des enseignants, fermetures de classes, suppression de la carte scolaire et son corollaire le développement de véritables ghettos scolaires, etc. Les désengagements de l’État ont provoqué un accroissement sans précédent des inégalités pour l’accès aux savoirs.
Sans attendre, le Gouvernement doit donc revenir sur les mesures prises par les ministres de N. Sarkozy, notamment dans le domaine de la formation des professeurs, de la diminution des effectifs et de la carte scolaire. Il s’agit également de remettre en place les dispositifs de lutte contre l’échec scolaire (RASED, etc.) et pour l’égalité des droits rétablir une offre scolaire diversifiée et homogène sur l’ensemble du territoire, tant dans les filières générales que professionnelles et techniques. L’école ne doit pas amplifier les inégalités sociales. Il nous faut donc combattre résolument les dogmes libéraux selon lesquels les dépenses d’un État dans le domaine de l’éducation seraient « improductives » et que l’éducation, comme la culture, constitueraient des marchés. Le Front de Gauche a placé au cœur de son programme l’idée que l’éducation et la culture contribuent à l’émancipation humaine. Défendre le service public de l’éducation passe par l’abrogation de la loi Carle, le rétablissement du droit à la scolarisation dès deux ans et rendre obligatoire la scolarité de trois à dix-huit ans, permettant à tous les élèves d’acquérir une culture commune et une qualification reconnue.
L’école ne doit pas amplifier les inégalités sociales. Il nous faut donc combattre résolument les dogmes libéraux selon lesquels les dépenses d’un État dans le domaine de l’éducation seraient « improductives » et que l’éducation, comme la culture, constitueraient des marchés.
Nous proposons aussi de mettre en place des observatoires des inégalités rassemblant dans les territoires des élus, des parents, l’ensemble des personnels de l’éducation nationale car le service public de l’éducation doit garantir un même accès à l’éducation sur tout le territoire et une qualité des enseignements. Nous soutenons la mise en place d’une concertation sur les rythmes scolaires.
S’agissant de l’université et de la recherche, il faut tourner le dos à la pratique exécrable qui consiste à mettre en concurrence les individus, les équipes et les institutions, revenir sur la loi LRU, condition nécessaire pour promouvoir un système d’enseignement et de recherche fondé sur la complémentarité, le travail en équipe et la participation démocratique des personnels à la gestion de leurs établissements, de leurs disciplines et de leurs recrutements.
Placecondorcet.fr: Quelles politiques proposez vous en matière de sécurité et de justice?
Pascale Le Néouannic : Le bilan de Sarkozy pour la sécurité et la justice est catastrophique. Sa politique est un échec quantitatif puisque les atteintes aux personnes, les plus difficiles à vivre pour les victimes, sont celles qui ont le plus augmenté. Un échec éthique car les personnels de la police ont durement souffert de se sentir instrumentalisés par une politique du chiffre qui fait fi de l’investissements personnels des agents. Enfin, un échec républicain parce que les inégalités de traitement entre les territoires n’ont fait que se creuser. Il y a un policier pour 130 habitants dans le centre de Paris alors que, dans les villes des autres départements de l’Île-de-France, l’évolution des effectifs n’a pas suivi l’accroissement démographique, ni su répondre au défi des banlieues.
Une politique fondée uniquement sur la répression n’est pas tenable car elle aboutirait rapidement à un doublement de la population carcérale, comme aux États-Unis, sans que cela ne diminue le nombre de délits. Le Front de Gauche prend l’engagement de restaurer une police au service de la République, de ses principes et de ses habitants qui doit s’accompagner de dotation de moyens d’investigation adéquats. Enfin, rien n’est possible sans s’attaquer aux causes sociales de la violence et notamment, en région parisienne, à l’existence de véritables ghettos dans lesquels se concentrent tous les problèmes. Dans certains de ces quartiers le taux de chômage des jeunes dépasse 50 %. Cette absence de perspectives sociales est le premier facteur de violence.
Rien n’est possible sans s’attaquer aux causes sociales de la violence et notamment, en région parisienne, à l’existence de véritables ghettos dans lesquels se concentrent tous les problèmes. Dans certains de ces quartiers le taux de chômage des jeunes dépasse 50 %. Cette absence de perspectives sociales est le premier facteur de violence.
La précédente majorité avait fait preuve d’une grande mansuétude face à la délinquance en « col blanc » et à la corruption industrielle et politico-financière. Nous proposerons de nouvelles lois pour lutter plus efficacement contre les conflits d’intérêt et la fraude fiscale.
Placecondorcet.fr: Abrogerez-vous la loi Hadopi ?
Pascale Le Néouannic : Nous sommes pour l’abrogation de la loi Hadopi et l’ouverture d’une vaste concertation pour garantir la rémunération des artistes. Dans ce débat, le Front de Gauche défend le principe de la licence globale qui organise le partage des biens savoirs, l’universalisation de la connaissance et de la culture.
Dans ce débat, le Front de Gauche défend le principe de la licence globale qui organise le partage des biens savoirs, l’universalisation de la connaissance et de la culture.
Nous voulons aussi restaurer la pluralité de l’information en donnant à la presse écrite et audio-visuelle les moyens économiques de son indépendance. Nous sommes convaincu(e)s que l’information, au même titre que l’éducation ou la culture, est un outil indispensable pour que chacun puisse déterminer en conscience, de manière libre et éclairée, ce qui lui semble être bon pour l’intérêt général. Une information permettant l’exercice du débat raisonné est tout à la fois une condition et un objectif. Dans l’immédiat et en urgence, il faut interdire, dans le domaine de l’information, les situations de monopole, national ou régional, pour les groupes financiers, industriels et de services, interdire aux prestataires de l’État de posséder des médias, réviser le système des aides à la presse, donner un statut légal aux entités rédactionnelles, préserver le statut actuel de l’AFP et remplacer l’actuel CSA par un Conseil national des médias, composé d’élus, de représentants des professionnels et des usagers. Enfin, il faut instituer le principe simple selon lequel les données et les informations produites ou détenues par l’État, ses établissements, ou dans le cadre de contrats publics, doivent être librement accessibles. Par exemple il est inadmissible que les ministres successifs de l’Éducation nationale aient décidé de ne pas publier les rapports sur l’école qu’ils avaient commandés quand ils ne correspondaient pas à leurs objectifs politiques (dix-sept rapports avaient ainsi été « bloqués » et viennent d’être mis en ligne par le nouveau ministre).
Placecondorcet.fr: Êtes-vous pour le transfert de nouvelles compétences au niveau européen ?
Pascale Le Néouannic : Nous vivons une période cruciale pour l’avenir de l’Europe. L’Union européenne n’a plus qu’un seul objectif : soumettre les peuples à l’austérité et les obliger à respecter des règles budgétaires qui restreindront de plus en plus la capacité d’actions des États. Les pressions pour contraindre à voter pour les partis qui acceptent ses règles se multiplient. Les partisans de l’Europe « austéritaire » expliquent ainsi aux Grecs (mais ce message s’adresse à tous les pays) qu’ils risquent de sortir de l’euro s’ils votent mal. Il est désolant que l’euro-député vert D. Cohn-Bendit partage cette opinion.
Qui sait que le traité de Lisbonne a été révisé ? Que la décision a été prise en catimini par les vingt-sept États membres ? Que celle-ci vise à pérenniser, à partir de 2013, les mesures drastiques du Fonds européen de stabilité financière prétendument mis en place pour « sauver » la Grèce ? Demain, les gouvernements seront placés sous la tutelle d’instances économiques qui ne seront soumises à aucun contrôle démocratique. Une nouvelle fois, la démocratie est bafouée. Les député(e)s du Front de Gauche s’engagent à ne pas ratifier le pacte budgétaire et le mécanisme européen de stabilité et défendront la rédaction d’un nouveau traité qui garantira les services publics, les droits sociaux, les droits des minorités, la laïcité, etc.
Pour moi, la question n’est pas de savoir si de nouvelles compétences doivent être transférées à l’Union européenne, mais de rendre les institutions européennes réellement démocratiques.
Pour moi, la question n’est pas de savoir si de nouvelles compétences doivent être transférées à l’Union européenne, mais de rendre les institutions européennes réellement démocratiques. Il faut en finir avec les reculs dramatiques de la démocratie qui vont jusqu’à la mise sous tutelle des États. L’Europe doit miser sur l’implication des citoyens. Car c’est le terrible échec de l’orientation de l’Union européenne qui nourrit une légitime et grandissante contestation. Les pouvoirs de la commission doivent donc être revus au profit du Parlement européen et des parlements nationaux dont les droits d’initiatives, de codécision et de contrôle doivent être renforcés. Face à une Europe libérale au service de la finance, il faut faire entendre la voix des peuples. L’Assemblée nationale française peut être le lieu de cette reconquête.
Placecondorcet.fr: Souhaitez-vous favoriser l’essor des transports publics ?
Pascale Le Néouannic : Avant toute chose, il faut rappeler l’absurdité des politiques qui concentrent toujours plus les emplois dans l’ouest parisien et les logements dans la grande couronne. Comment les élus de l’UMP des Hauts-de-Seine, P. Devedjian à leur tête, peuvent-ils tout mettre en œuvre pour renforcer l’offre de bureaux à La Défense, réduire la part de logements financièrement accessibles dans leurs communes et s’émouvoir, dans le même temps, des conditions de transport faites aux usagers des lignes de RER ? Une politique des transports ne peut s’émanciper d’une réflexion de fond sur l’aménagement du territoire et sur la politique du logement en Île-de-France. C’est pour cela que j’ai demandé la mise en place d’un comité pour la ligne B du RER.
Une politique des transports ne peut s’émanciper d’une réflexion de fond sur l’aménagement du territoire et sur la politique du logement en Île-de-France. C’est pour cela que j’ai demandé la mise en place d’un comité pour la ligne B du RER.
Toutefois, les problèmes des transports franciliens doivent nécessairement être envisagés dans des perspectives nationales. Ils relèvent de choix politiques et de débats au Parlement. Il est certain que les réserves de pétrole ne sont pas inépuisables, il nous faut donc préparer dès maintenant la bifurcation écologique et initier une politique de sobriété énergétique. Rien de sérieux n’a été fait dans ce sens pour l’instant. Les député(e)s du Front de Gauche proposeront de mettre en œuvre une taxe carbone kilométrique sur les importations et les exportations afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Elle aura l’avantage d’inciter la relocalisation de l’économie.
Nous avons besoin d’un programme de développement des transports collectifs de grande ampleur adossée à une politique sociale. Ainsi le Front de Gauche propose d’étendre à l’ensemble des régions les dispositifs de remboursement dont bénéficient les Franciliennes et les Franciliens. Ensuite, il faut regrouper de nouveau la gestion des infrastructures (confiée à RFF) et l’exploitation ferroviaire (assurée par la SNCF) et doter les opérateurs publics de transport de nouvelles ressources financières. La politique des transports doit répondre à une exigence sociale (offrir à toutes et à tous un service public de qualité, sur l’ensemble du territoire), à une exigence écologique (diminuer la consommation d’énergie et la production de gaz à effet de serre), à une exigence économique (réduire les distances parcourues par les marchandises), mais aussi à une exigence démocratique pour que la création et la gestion des infrastructures de transport répondent à l’intérêt général et associent les usagers, les élus, les syndicats des entreprises publiques.
Placecondorcet.fr: Favoriserez-vous la construction de logements HLM ?
Pascale Le Néouannic : Cette question recoupe la précédente et il faut donc redire avec la plus grande vigueur combien est détestable la position des communes des Hauts-de-Seine qui bafouent volontairement et en toute impunité les objectifs de la loi SRU et notamment l’obligation qui leur est faite de développer le logement social, alors que les demandes de logement social en souffrance concernent trois millions de personnes.
À Antony, la ville du candidat de l’UMP, P. Devedjian, il y a aujourd’hui moins de logements sociaux qu’il y a vingt ans ! Sans vergogne, ces élus mettent tout en œuvre pour offrir de nouveaux terrains aux promoteurs immobiliers. Ainsi, P. Devedjian, grâce à un tour de passe-passe, avait trouvé une solution pour récupérer les terrains de la résidence universitaire J. Zay, détruire plusieurs centaines de logements sociaux étudiants voulant offrir ces terrains à d’autres usages, alors même que la région Île-de-France manque cruellement de logements sociaux pour accueillir les étudiants. La justice administrative vient de sanctionner cette décision. Si certains des élus des Hauts-de-Seine sont incapables d’honorer leurs obligations sociales en matière de logement, il faut que l’État intervienne sans faillir pour imposer le respect de la loi. Nous ne pouvons tolérer que des élus, comme à Châtenay-Malabry, poursuivent délibérément une politique de diminution des logements sociaux. Il faut donc renforcer des dispositions de la loi SRU et imposer une obligation de 30 % de logements sociaux dans les territoires les plus densément urbanisés.
À l’Assemblée nationale, il faut faire voter une loi qui interdira les expulsions locatives des familles en difficulté et qui plafonnera les prix à la vente et à la location pour l’immobilier privé.
À l’Assemblée nationale, il faut faire voter une loi qui interdira les expulsions locatives des familles en difficulté et qui plafonnera les prix à la vente et à la location pour l’immobilier privé. Sans attendre, il faut que la loi sur la réquisition des logements vacants soit appliquée. Enfin, nous travaillerons à la création d’un service public national et décentralisé du logement et de l’habitat destiné à financer la construction de 200 000 logements sociaux par an.
Placecondorcet.fr : Êtes-vous favorable à un nouvel acte de décentralisation ?
Pascale Le Néouannic : L’abrogation de la réforme des collectivités locales votée en 2010 est un préalable. De manière générale, il faut que cesse la mise en concurrence des collectivités. Il faut inverser cette logique. La RGPP a bafoué l’égalité d’accès aux services publics. Le principe constitutionnel de l’égalité des territoires doit être réaffirmé et les systèmes de compensation doivent être renforcés. Les services publics doivent permettre d’enrayer la désertification des territoires et offrir à toutes et à tous des services équivalents. Concrètement, le Front de Gauche est attaché à ce que nul ne se trouve à plus de trente minutes d’un service de soins d’urgence. De même concernant l’école publique nous nous attacherons à faire en sorte, conformément à la Constitution (L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État), que l’on inverse la situation actuelle qui a vu le nombre de communes sans école publique augmenter de 11 % en dix ans. Dans le cadre de la transition écologique nous proposerons d’accompagner les collectivités locales pour la création de régies publiques de l’eau afin de leur permettre d’en assurer la maîtrise et donc le contrôle par les citoyens, les élus et les usagers.
Placecondorcet.fr : Êtes-vous pour la fin du cumul des mandats ?
Pascale Le Néouannic : En accord avec son programme et les engagements pris par J.-L. Mélenchon lors de la dernière élection, le Front de Gauche souhaite l’abolition du régime présidentiel. Nous voulons un régime parlementaire et rétablir la primauté du pouvoir de l’Assemblée nationale sur l’exécutif. Le scrutin proportionnel sera institué pour toutes les élections. Nous voulons aussi que les mandats soient limités en nombre et dans le temps. Nous pensons que le mandat de député doit être exercé à l’exception de tout autre mandat. Si je suis élue, j’appliquerais aussitôt cette règle car je suis persuadée qu’une députée doit se consacrer à temps plein à cette fonction. À ce titre, je souhaite participer à deux commissions : celle du développement durable et de l’aménagement du territoire et celle des affaires sociales.
Si je suis élue, j’appliquerais aussitôt cette règle car je suis persuadée qu’une députée doit se consacrer à temps plein à cette fonction.
Pour garantir l’indépendance de la justice un Conseil supérieur de la justice sera institué et composé de membres élus pour moitié par les magistrats et par le Parlement. Il sera responsable devant le Parlement et décidera des nominations de l’ensemble des magistrats.
Placecondorcet.fr : Êtes-vous favorable au droit de vote pour les étrangers non-communautaires aux élections locales ? Êtes-vous favorable au droit au mariage ouvrant les mêmes droits pour les unions homosexuelles et hétérosexuelles ?
Pascale Le Néouannic : Les député(e)s du Front de Gauche proposeront l’instauration d’une citoyenneté de résidence qui permettra, notamment, aux résidents extra-communautaires de bénéficier du droit de vote aux élections locales. C’est une première étape dans la perspective de refondation d’une nouvelle République démocratique et sociale.
Faire de la lutte contre toutes les discriminations et garantir les mêmes droits à toutes et à tous est un enjeu immédiat. La VIe République que nous voulons s’inscrit dans un universalisme concret et émancipateur, fondé sur l’égalité des droits et la fin des discriminations. Nous soutiendrons l’adoption d’une loi d’égalité des droits et de lutte contre toutes les discriminations d’ici à la fin de 2012. Ainsi, concrètement, les droits du PACS seront développés et le droit au mariage et à l’adoption sera reconnu à tous, homosexuels comme hétérosexuels. Le droit des femmes à disposer de leurs corps, par la contraception et l’avortement, sera renforcé en développant l’offre de santé. De la même façon, il n’est pas possible de lutter efficacement contre les discriminations sans renforcer les moyens des inspecteurs du travail, de la Justice, de l’éducation et de l’accompagnement social des victimes de violences familiales et des jeunes « LGBT ».
il n’est pas possible de lutter efficacement contre les discriminations sans renforcer les moyens des inspecteurs du travail, de la Justice, de l’éducation et de l’accompagnement social des victimes de violences familiales et des jeunes « LGBT ».
Enfin, en ce qui concerne la laïcité, domaine qui me tient particulièrement à cœur, toutes les dispositions visant à réduire la portée de la loi de 1905 seront abrogées et les dispositions de cette loi seront étendues en Alsace et de la Moselle. Car le statu quo n’est pas l’égalité. C’est justement parce qu’il reste tant à faire pour passer de l’égalité formelle à l’égalité réelle qu’il est nécessaire de changer la loi. Si nous renonçons, nous nous condamnons à accepter un modèle de société où il n’y aurait qu’une religion de référence et des croyants d’autres confessions ou des athées suspectés de ne pas être de « bons citoyens ». Seule la laïcité garantie une réelle liberté de culte et de pensée.
Fabrique de placecondorcet.fr: Le même questionnaire a été envoyé à tous les candidats de la circo9213 à partir du vendredi 19 mai 2012 . La contribution de Pascale Le Néounnic, a été reçue, le lundi 29 mai 2012.

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Ah chouette, maintenant c’est 30% de logements sociaux, l’objectif !
Pour ceux qui ne veulent pas la surdensification de BLR : vous savez maintenant pour qui ne PAS voter !
Avec cette dame à la mairie, BLR ressemblera vite à la cité des 4000. Ça fait envie, n’est-ce-pas ?
« Nous ne pouvons tolérer que des élus, comme à Châtenay-Malabry, poursuivent délibérément une politique de diminution des logements sociaux. »
Franchement, vous vous êtes déjà promenée à la Butte Rouge ? Je trouve très sain que la maire de Châtenay veuille un peu plus de mixité sociale dans sa ville. Les maires qui ont trop construit de logements sociaux – souvent pour de basses raisons électorales – devraient être lourdement sanctionnés.
Est-ce que tu as pensé que l’ont pouvait tout aussi bien accuser la droite de casser du logement social et de mettre du franco suisse partout pour des raisons électoralistes ? Si la butte rouge n’est pas un quartier agréable à fréquenter, cela se résoud-il par l’expulsion des habitants ?
En attendant, que proposes tu pour tous ceux qui galèrent 1- à trouver un logement 2- à payer leur loyer ?
On peut être nanti sans pour autant se complaire dans l’entre-soi.
Enfin, je rappelle que ce sont les élection législatives, pas les municipales.
Mais bien sûr que construire du Franco-Suisse est électoraliste : cela dégrade moins l’environnement, et par conséquent satisfait mieux les habitants – potentiels électeurs-, que des barres ou des tours de 18 étages en béton brut. Que voulez-vous, moi je préfère un immeuble Franco-Suisse en pierre de taille que les hideux HLM couleur PS qui ont défiguré le centre ville de l’Hay les Roses. Chacun ses (mauvais) goûts.
Si l’on raisonne à l’échelle du pays, je pense que le vrai problème est le surpeuplement de la France (+18% en seulement une génération !), l’appauvrissement qui en découle (4M de chômeurs) et la mauvaise répartition de la population sur le territoire. En Allemagne, comme dans beaucoup de régions françaises, se loger est bien moins onéreux.
Après ça, c’est sûr que détruire une partie de BLR pour y construire un grand ensemble, ça fera baisser les prix du logement dans la commune. Là, c’est sûrement une solution qui vous plaira, mais acceptez que cela ne plaise pas à tout le monde.
Sur toutes les questions, les idées sont claires et argumentées. Électeur socialiste à la présidentielle, je trouve que Hollande ne défend pas assez nos valeurs et nos combats après 10ans d’UMP. Il faut revenir sur les lois abjectes et proposer un projet commun qui défend l’intérêt général. Une telle députée à l’Assemblée pourrait défendre de façon cohérente et combattive ces propositions d’une gauche pour le logement, l’éducation, la réforme des institutions, le combat écologique! Merci et bon courage !
BL
Il est fort probable que le FdG est contre la suppression de la carte scolaire, mais certainement pas Mme Le Neouannic. Elle a activement soutenu le maintien d’une classe totalement dérogatoire et élitiste qui comme par hasard est dans sa circonscription, alors que l’établissement est plus que « surpeuplé » et incapable d’accueillir plus de monde et surtout les élèves handicapés. et ceci en toute connaissance puisqu’elle représente la région dans cet établissement.
Tu fais erreur, Anna.
Ce refus de faire fermer une classe dérogatoire n’est pas en contradiction avec le fait d’être pour la suppression de la carte scolaire. La position de Pascale Le Néouannic, c’est de dire que l’on ne peut pas fermer cette classe si on n’en a pas ouvert d’autres avant.
Bonjour à tous les lecteurs de ce blog,
Ma fille est scolarisée à Marie Curie depuis 4 ans, sympathisante de la FCPE, électrice de gauche et privilégiée, je suis assez effarée par la polémique portée par Anna.
La FCPE, telle que je la conçois, devrait dépenser son énergie militante pour d’autres combats, plus porteurs d’avenir pour le service public de l’éducation.
Je suis attachée à la mixité et à la réussite sociale, elles ne se décrètent pas et ne se résument pas à une posture doctrinaire sur le maintien ou non de la classe de russe.
L’école de l’égalité a vocation à s’appliquer à tout le territoire de la République. Je ne suis pas de ceux qui disent que dans certains quartiers où les conditions sociales sont aisées on pourrait se permettre d’être 35 ou 40 élèves par classe. C’est en étant exigeant sur les conditions de la réussite de toutes et tous, partout sur le territoire, que l’on créera la mixité sociale nécessaire.
Les ZEP notamment sont victimes d’un saupoudrage de moyens qui ne leur donne pas les capacités de répondre convenablement aux situations auxquelles sont confrontées les élèves. Il faudrait mettre les moyens nécessaires dans les ZEP afin de permettre de diversifier les pratiques pédagogiques et de répondre aux besoins des élèves dans et hors la classe. Cela passe par le fait que chaque établissement soit doté en conseil d’orientation psychologue, en conseillers principaux d’éducation, en assistants sociaux, en infirmières, médecins scolaires, documentalistes, etc.
Nous devrions également nous pencher sur l’enseignement professionnel. Il ne s’agit pas simplement de le revaloriser. Je pense qu’il constitue un outil nécessaire à l’élévation global des qualifications et des connaissances. En portant la scolarité obligatoire à 18 ans, nous dédramatiserions l’enjeu de l’orientation en fin de collège et permettrions qu’elle ne soit plus subie comme elle l’est trop souvent aujourd’hui. Il faut en finir avec l’idée que la voie professionnelle soit une voie de relégation dans laquelle ce seraient toujours les élèves les plus en difficulté qui y seraient les premiers destinés. Cela nécessite de construire les passerelles nécessaires entre les différentes voies mais aussi de permettre quelle que soit la voie choisie de pouvoir continuer ses études avec une offre de formation adaptée.
Tout cela est bien loin de notre classe de russe…mais assez proche des propositions sur l’éducation défendues par Pascale Le Néouannic.
Bonne campagne !
Ne pas supprimer une classe avant d’en créer une autre c’est ce qui se passe dans un monde idéal qui serait celui des bisounours.
La suppression ou la création d’une classe est le résultat d’une négociation souvent serrée dans le cadre d’un CDEN (CONSEIL DEPARTEMENTAL. DE L’EDUCATION NATIONALE) ou siègent diverses associations ou personnes ( Conseil général, municipalités, inspection académique, préfécdture, parents FCPE et PEEP, syndicats enseignants SGEN-CFDT , SE-UNSA, FSU etc … Résultat qui arrive aux établissements sous forme d’une dotation (DHG) dont la répartition doit être entérinée en conseil d’administration et appliquée.
Or dans le cadre du collège Marie Curie, cette répartition, qui stipulait l’arrêt de la classe de russe LV1a été adoptée. La FCPE y était favorable car les arguments de l’IA et de l’administration correspondaient exactement aux demandes de l’association
et de plus l’établissement est incapable, puisque bloqué par son classement aux monuments, d’accueillir plus d’élèves.
Tout ce débat avait eu lieu au sein d’une commission paritaire, ou tout avait été discuté et ensuite en Conseil d’administration.
Or quelle ne fut notre surprise d’apprendre que cette classe de russe totalement dérogatoire et élitiste a été maintenue, sans aucun débat ni passage en CA, par l’administration, entre les deux tours de l’élection présidentielle. Nous avons bien sur contacté l’inspecteur d’académie pour lui signifier notre réprobation de cette destruction flagrante de la carte scolaire ainsi que diverses autres autorités. Comme dirait notre amie Martine Aubry » Si c’est flou c’est qu’il y a un loup » et dans ce cas c’est une horde.
Mais le plus étonnant, et certainement décevant, est d’apprendre que Pascale Le Neouannic, représentante de la région au sein de l’établissement, que nous ne voyons certes pas beaucoup, a approuvé et exercé son lobby pour le maintien de cette classe, alors qu’elle n’avait pas cessé de nous donner des leçons sur le danger pour les collèges du voisinage du détournement de la carte scolaire au profit de Marie Curie.
Toutes les autres formations politiques que nous avons contacté ont exprimé leur opposition, réprobation ou étonnement sur ce qui s’est passé, il n’y a que la représentante du FdG qui nous a affirmé son soutien à cette classe de privilégiés.
Bon, puisqu’on n’est pas dans un monde de bisounours, on met le paquet sur la répression sans tenir compte de circonstances atténuantes ?
Au contraire, c’est parce qu’on n’est pas dans un monde de bisounours qu’il ne faut pas que cette classe ferme. Car on est loin d’être sûr de la voir rouvrir dans un autre lycée.
Bonjour,
Le début de la réponse d’Anne Dubos a le grand mérite de poser clairement le problème:
« Ne pas supprimer une classe avant d’en créer une autre c’est ce qui se passe dans un monde idéal qui serait celui des bisounours. »
Si on admet d’entrée qu’ »on n’est pas dans le monde idéal des bisounours » et qu’il va falloir faire avec le budget qu’on (Chatel….) nous a donné, alors on se résigne à ce que le russe ne soit offert que dans 3 collèges du département en LV1, dans 3 autres en LV2 (fermeture à la rentrée à Descartes….), tant pis pour les élèves qui ont envie de découvrir autre chose que l’anglais…
Et on se borne à proposer des chaises musicales, du redéploiement en déplaçant le russe de Marie Curie à un autre collège voisin, ce qui ne crée strictement aucune offre supplémentaire.
Pascale Le Néouannic et le Front de Gauche se battent pour un réinvestissement de l’Etat, pour développer l’offre d’enseignement sur tout le territoire, pas pour un redéploiement du champ de ruines laissé par Sarkozy…
Si on reste dans la logique « on n’est pas au pays des Bisounours et il faut faire à moyens constants parce qu’avec la crise on ne peut pas faire mieux », est-ce que oui ou non on se donnera les moyens de réinvestir dans les collèges ?
Quand 70% des élèves du département sont scolarisés dans des collèges où la Dotation horaire ne permet plus de respecter les horaires légalement dus aux élèves, ou alors en sabrant les options et/ou en bourrant les classes à 30 et plus, est-ce qu’on s’engage clairement à rétablir tous les postes supprimés par la droite (80 000 rien que sous Sarkozy) pour y rétablir une situation normale, ou est-ce qu’on estime que 60 000 ça suffira bien et tant pis pour les élèves ?
Il va bien falloir accueillir la vague démographique des années 2000 qui arrive en collèges et lycées, tout en rétablissant la scolarisation en maternelle ? Seule Pascale Le Néouannic et le FDG sont pour rétablir tous les postes, et autant qu’il en faudra pour « tenir les deux bouts » sans sacrifier ni la maternelle au Bac, ni le Bac à la maternelle. Ce n’est pas de la « bisounourserie », c’est un pb de principe (« L’humain d’abord », en l’occurrence les élèves…). Et c’est regarder en face les problèmes à venir, pour se donner les moyens de les résoudre – du vrai réalisme politique, quoi.
Il faut savoir ce que l’on veut. Soit on vote pour ceux qui disent « soyons réalistes, maîtrisons la dépense publique », on aura des mesures d’urgence « petit bras » pour la rentrée, et par conséquent une année scolaire 2012-2013 désastreuse. Peillon annonce déjà que le rétablissement d’une année de formation pour les profs stagiaires, c’est niet, tant pis pour ceux qui ont pris au sérieux son engagement de campagne et qui pensent qu’enseigner est un métier qui s’apprend….
Ou alors on vote Pascale Le Néouannic et on aura à l’Assemblée quelqu’un qui se battra en juillet pour un collectif budgétaire digne de ce nom et donc de vraies améliorations pour l’Ecole dès la rentrée et au-dela.
Marianne
Anna,
je veux bien entendre toutes les critiques, c’est normal et cela renforce la démocratie mais pas les mensonges véhiculés. Quand tu écris « elle a approuvé et exercé son lobby pour le maintien de cette classe » c’est faux. C’est toi qui dans un courrier m’as alertée la première fois après l’annonce du rétablissement de cette classe alors qu’elle avait été fermée. Depuis ma seule contribution a été de te répondre sur le marché de Sceaux que je m’étais exprimée contre la fermeture d’une classe de russe dans la ville d’Antony au collège Descartes. En effet dans ce collège pour économiser des heures on cherche chaque année à dézinguer une de ses LV « rares », soit italien, soit russe. Cette fois c’est le russe en 4e qui a été « liquidé » et ma seule intervention a été sur ce dossier là. Prétendre le contraire est une contrevérité.
Par ailleurs je souhaite pouvoir avoir connaissance de la position de l’ensemble des représentants du CA et des organisations syndicales et de parents d’élèves. Reste que je ne crois pas que l’on sortira de la logique de la marchandisation et de la mise en concurrence entre établissements en organisant l’habillage de Pierre en déshabillant Paul. L’école mérite mieux… l’école de tous…
sereinement
A pouvoir te rencontrer
@PLN pardon de passer du coq à l’âne, mais en vous remerciant donc pour votre état d’esprit, j’appelais dans la discussion ci-dessous quelques commentaires sur vos positions sur le comité de ligne du RER B et votre courrier du mois dernier. Au plaisir de vous lire.
Marianne,
Il y a juste un problème. On ne trouve pas 60000 professeurs comme cela. Les filières pour devenir profs se sont dépeuplées en 10 ans. les attentes sont grandes mais il y a des difficultés pratiques incroyables.
je souhaite bon courage à ce nouveau ministre…
J’apprécie bcp le positionnement sur l’aménagement du territoire en relation avec la politique des transports. On le constate tous les jours et partout en île de france comme ailleurs!.
Oui, pour le coup, cette contribution se rapproche de celle de Feuillade: plutôt que de chercher à verser de l’eau dans le désert, il faut repenser l’aménagement du territoire.
C’est particulièrement flagrant à Bourg-la-Reine, où un grand nombre d’habitants vont du sud vers le nord (Défense) du même département en passant par Paris. Quelle organisation sous-optimale…
@Fabrice, vous reprenez bien sur une bonne question à l’échelle de l’aire urbaine francilienne ; par contre il n’est, pour la même raison, pas optimal de raisonner à l’échelle du département
@MM92
Bonne remarque, je suis d’ailleurs toujours le premier à répéter qu’il faut rééquilibrer les territoires, et qu’on ne peut plus financer par l’impôt le déséquilibre Paris/Province.
Car au risque de décevoir les parisiens/franciliens, en province aussi, on apprécierait d’avoir des transports en commun financés quasi-intégralement par l’impôt national…
là, l’accent est mis sur autre chose… tout dépend du degré de finesse jusqu’auquel on compte les transferts sociaux, entre autres, pour savoir qui de Paris ou la province finance l’autre… car si les transports en province sont bien souvent à améliorer (quoi que tout n’y est pas noir partout), c’est au global l’IDF qui subventionne le reste du territoire (en moyenne)(*)
(*) ce qui veut pas dire que je suis pour un régionalisme forcené
Sur la question de politique monétaire, Le Néouannic délire, comme beaucoup de teneurs de la théorie du complot, proche du Front de Gauche, par ailleurs.
Non, la loi de 1973 n’est en rien responsable de quoi que ce soit. S’il faut vraiment chercher un « coupable », c’est plutôt le traité de Maastricht qui a fait perdre sa souveraineté monétaire à la France en la confiant à l’Europe (ce qui me va, à titre personnel, tout à fait, n’étant pas « nationaliste »…).
Un blog l’explique plutôt pas trop mal ici: http://goo.gl/p8xya
Sinon, dans un long fil Google+, j’ai analysé l’ensemble des textes constitutifs de la BDF afin de vérifier cette légende urbaine du Front de Gauche, et ce, depuis 1806, date de sa création, ainsi que les conditions du refinancement de la dette française:
http://goo.gl/rIahk (refinancement de la dette)
http://goo.gl/gKNyk (survol des relations Trésor/Banque Centrale)
Que le Front de Gauche milite pour plus de partage, de mise en commun de moyen de production, de manière plus ou moins librement consentie (expropriation, etc…), c’est son droit. Mais mentir ne les élève vraiment pas.
Celui-ci surfe sur le nom donné aux banques centrales, et la croyance bien ancrée dans le « peuple de gauche » que le financier, plus que tout autre fonction support de la société (ex: avocat, médecin, professeur, etc…), exploite le travailleur, le producteur. Une « banque centrale » n’a de « banque » que le nom. C’est d’abord une administration chargée d’émettre la monnaie et la faire circuler, au service des citoyens. Par ailleurs, les bénéfices réalisées au cours de ces opérations sont reversées intégralement au profit de l’Etat. Celui-ci est actionnaire à 100% de l’institut d’émission, même si, le mode de désignation de son dirigeant (« le gouverneur »), est censé garantir son indépendance dans l’exercice de son mandat, et ce, conformément au traité de Maastricht (et ses différentes versions ultérieures). Rappelons que M. Mélenchon, actuel leader du mouvement, était un fervent défenseur de ce traité.
Un jour peut-être nous aurons une presse générale et/ou économique capable d’expliquer ces concepts sereinement, et factuellement, plutôt que de chercher à prêter le flan à tous les fans de théorie du complot… Mais en attendant, des idées de politique monétaire « magiques », comme celles défendues par Mme Le Néouannic pourront être la norme.
La principale question posée ici est celle de la « souveraineté nationale ». Il est d’ailleurs dommage que cela ne soit pas assez expliqué, débattu, mais caricaturé par des politiciens tels que Mélenchon, Dupont-Aignan ou Le Pen.
@Fabrice, il y a d’autres mensonges et omissions volontaires dans cette interview, et c’est très courageux de votre part de prendre le temps d’en lever quelques uns.
Enfin, voilà un vrai militantisme… payé par nos impôts
Que Pascale Le Néouannic se trompe du point de vue de la technique sur cette question de la loi de 1973 ne l’empêche pas d’avoir raison sur le fond : ce qui est posé, c’est le problème d’une banque centrale qui par ses statuts oblige l’état à aller se financer sur les marchés et être la proie des spéculateurs.
Je pense que c’est toi qui fais dans le complotisme quand tu attribues une erreur sur ce point à une dérive conspi du Front de Gauche ou à des mensonges. Si comme tu l’affirmes Le Néouannic se trompe, c’est surtout parce que ce point a fort peu été expliqué par les médias, comme tu le relèves toi même.
@rscarcpac & @PLN
la solution, c’est quoi alors? la planche à billets en économie fermée?
vous pouvez comploter ou décomploter tout ce que vous voulez, mais je vous mets au défi de faire une démonstration intègre sur ce sujet, tant vous que votre candidate fétiche.
Indices: la charge des intérêts de la dette ne représente pas + que la moitié du déficit budgétaire, donc même si on supposait la dette actuelle illégitime et qu’on faisait défaut, on reste en déficit structurel, bien au dessus des montants d’investissement long termes en infrastructures ou autres.
La politique fiscale française est certes relativement inégalitaire, avec un certain nombre d’écueils à corriger, mais de là à dire que la France a fait le choix de réduire ses recettes fiscales…
Mais faisons un inventaire de la dette, et du hors bilan, voyons ce qu’il a contribué à financer ou à soutenir, faisons de même dans un certain nombre d’établissements, régies ou sociétés mixtes, et faisons un audit sur les circuits de financement de tous les partis politiques et syndicats, la palme du népotisme ne sera peut-être pas non plus où vous croyez
Je passe assez vite sur le fait que la démonstration de la candidate montre qu’elle n’a rien compris aux CAUSES des problèmes de l’Europe du Sud, et les débats de société envisageables sur la notion de casse du service public (avec là encore, un audit des syndicats et la notion d’utilité de service public, de bonne gestion et de bonne fin), pour demander quels sont les fameux dogmes libéraux qui dit que les dépenses dans l’éducation sont improductives (je ne suspecte pas de mensonge ou de mauvaise foi, juste une confusion en amont entre la mission, la dépense, l’utilité, bref tout ce qui fait que nombre d’entre vous n’ont jamais vécu dans la vraie vie).
Je préfère revenir sur un sujet que votre candidate connait bien, les transports franciliens, puisqu’elle a siégé quelques années au STIF, notamment pendant la période durant laquelle a été décidé, et créé, un comité de ligne pour le RER B. Madame fait référence dans ses réponses à un courrier qu’elle a envoyé au STIF. Faisons l’impasse sur le déni de complotismo-fénéantismo-népotisme absolu des syndicats sur l’amiante pour lui demander simplement … pourquoi elle a envoyé ce courrier, qui plus est dans le contexte que tout le monde connait pour le RER B, entre mission parlementaire, comité de suivi de ligne et définition en cours d’un schéma directeur pour le RER B Sud. Ou alors peut-être confond-on les mots « créer » et convoquer », ce qui n’est, à vrai dire, qu’un petit détail dans ce champ de brouhaha.
http://www.frontdegauche-alters.fr/wp-content/medias/Courrier-STIF-10-mai-2012.pdf
Bon, je m’arrête, car il y a quand même des idées intéressantes dans l’interview qui peuvent mériter discussion. Mais c’est trop facile, et indigne, d’une personne déjà entretenue par la nation (sans parler de son parti), de « décider » de rester en dehors du champ gouvernemental, pour pouvoir utiliser à foison les arguments démagogiques tout en refusant tout débat objectif et pertinent dessus.
ah, j’oubliais de préciser que moi aussi je suis pour la paix dans le monde, un enseignement de qualité, pas trop de souffrance au travail et une longue retraite, des transports de qualité, des énergies vertes, tout en montrant une grande mansuétude en offrant une carrière de conseillère régionale à des personnes ne partageant pas les mêmes convictions (ou simplement ambitions) ou en tendant la main à nos amis grecs qui ne demandent que notre aide pour continuer à « tricher » (moralement aussi) comme jamais ils n’avaient pu le faire depuis 1893 et ce grâce à l’Euro, tellement faire des efforts ça coute rien et ça fait plaisir dans un monde de bisounours bien pensants.
mais bon, @rscarcpac , c’est surement la faute des méchants médias qui expliquent mal le contexte aux représentants de la nation et des régions
Plusieurs points très contestables dans ta logorrhée. Manifestement, tu n’as pas vraiment lu l’interview ou alors tu es vraiment de mauvaise foi.
1- qui t’a dit qu’on se contenterait de faire tourner la planche à billet pour financer l’état ? Ce n’est pas ce qu’on voit dans le programme du Front de Gauche en tous les cas.
2- Le déficit actuel n’est effectivement pas uniquement dû aux charges d’intérêt. Il provient aussi de la crise actuelle, des baisses d’impôt et de la diminution des cotisations, cela n’empêche que le cumulé des charges d’intérêts pèse lourd dans la dette. Tu fais une confusion entre déficit et dette.
3- OK pour faire en sorte que les partis, les syndicats, les organisations patronales et l’état aient une gestion exemplaire. Je ne vois pas bien le lien avec l’interview présente ou alors c’est une manœuvre rhétorique pour faire croire que Le Néouannic trempe là-dedans ? Si c’est pour dire que les solutions à la crise actuelle viennent de là, je crois que tu te fourres également le doigt dans l’œil. Les sommes en jeu sont bien trop faibles.
4- Si tu relis plus attentivement les propos de Le Néouannic sur les « dogmes libéraux » et l’école, tu verras qu’elle n’a pas dit ce que tu prétends qu’elle a dit. Ce qu’elle critique, c’est le fait de croire que l’état est inapte à fournir l’éducation et qu’il vaut mieux que le marché et les intérêts privés s’en chargent.
5- Pourquoi penses-tu que refuser d’entrer au gvt empêche d’avoir un débat objectif et pertinent. Je pense que c’est plutôt une chance pour le débat que toute la gauche ne soit pas alignée derrière Hollande. C’est au contraire quand on entre au gvt qu’on perd sa liberté de parole. Quant à tes insinuations sur les élus parasites etc. Je crois qu’en l’occurrence encore une fois, tu te trompes de cible. Le Néouannic est vraiment une élue qui fait son travail avec application et le PG est un parti qui ne coûte pas grand chose à l’état.
6- Bravo pour tes propos sur les grecs, du Lagarde dans le texte. Tu es à côté de la plaque en mettant toute la faute sur la fainéantise des grecs : le système mis en place avec l’euro l’a été parce que ça arrangeait aussi les Allemands qui ont pu vendre aux autres pays (http://krugman.blogs.nytimes.com/2012/06/04/soros-on-the-euro/). Ensuite le FG ne demande pas qu’on continue comme avant.
effectivement, écrire en rushant ne permet pas toujours d’être clair. merci de m’aider à préciser quelques points. J’ai également conscience de titiller un peu fort parfois, mais ne prétends pas avoir été de mauvaise foi. Je laisse l’auteur de l’interview, la plus à même de défendre ses idées en détail, le « soin » de porter ou non ce commentaire
En revanche, vu la densité de ton commentaire, je me surprends à relever l’absence de contre-remarque sur le RER
1- je n’ai pas dit « se contenter », mais c’est une composante loin d’être négligeable
2- plutôt que de parler de confusion, parlons de la même chose. Je serais d’accord, intuitivement, si tu me dis que le déficit vient à 20% de dette utile et à 80% des conséquences d’une gestion peu rigoureuse (droite et gauche) dans le passé. Mais pour les générations actuelles, c’est un fardeau, on ne peut pas faire reset, et ce ne sont pas les marchés qui ont contraint la France à « prolonger » ses dépassements budgétaires. Le péché originel n’est pas lié aux marchés (et je répondrai à Pascale à sa remarque sur les taux d’intérêts…). Mais je ne prône pas la révolution en tant que citoyen responsable. Et, même en faisant abstraction de ce déficit, votre monde économique reconduit quasi certainement à la formation d’un déficit substantiel dans le temps, re-légué aux générations futures, et pas que pour financer des investissements long terme, car vous ne vous attaquez pas à toutes les causes qui permettent un système social équilibré et vous recréez un tas d’aléas moraux qui seront indubitablement exploités dans une société à culture latine.
3- rien de personnel contre PLN, c’est juste une incarnation du système parmi d’autres et a priori pas quelqu’un qui a fait déraper plus que d’autres. Mais avant de dire que c’est peu significatif, j’attends un chiffrage objectif et externe, ce n’est pas mon intuition
4- PLN « Il nous faut donc combattre résolument les dogmes libéraux selon lesquels les dépenses d’un État dans le domaine de l’éducation seraient « improductives » et que l’éducation, comme la culture, constitueraient des marchés. » => au contraire !!! à moins de n’avoir pas compris la définition FDG de dogme libéral, je comprends que le libéralisme présuppose souvent un avantage compétitif, et l’éducation est un des moyens les plus reconnus pour y parvenir, je pense donc qu’on converge sur ce point
Par contre, il y a une distinction à faire entre coût et qualité, ce n’est pas linéaire malheureusement, en France on ne dépense peut être pas assez, surtout en primaire et dans le supérieur, mais le rendement de la dépense est très insuffisant. Bref, il y a beaucoup de marges de productivités à faire à euro constant, déjà ; et, en plus, probablement plus de moyens à allouer à long terme. Mais je crains que le FDG, comme le PS sur ce point, soit idéologiquement un peu trop sclérosé par le poids du personnel enseignant dans son électorat et sa sphère d’influence pour réussir à se remettre en cause. Fais-moi là grâce de penser qu’un contradicteur du FDG n’est pas, nécessairement, un ultra sarkozyste convaincu !
5- c’est dicté par ce que j’ai vu de son action mai 2012 sur le comité de ligne. J’ai du mal à comprendre (euphémisme). Je concède ne pas suivre dans le détail sa carrière depuis ses débuts. La remarque est aussi plus large sur la responsabilité du décideur politique en général.
6- 1893 était pourtant un vrai indice qui n’a pas été relevé… L’erreur majeure de l’Europe du Sud a été de se satisfaire de l’Euro comme condition suffisante à contenir ses conditions d’endettement (parfois à des taux réels négatifs comme en Espagne) tandis que l’Europe du Nord investissait dans la compétitivité. C’est un peu pareil, promouvoir une relance économique par le pouvoir d’achat, en économie ouverte ou semi ouverte et quand les soldes publics, balance courante et commerce extérieurs sont à ce point négatifs, c’est une hérésie. L’aléa moral que vous introduisez comme proposition si radicale de solution de la Grèce est monumentalement effrayant. OK pour ensuite ne pas continuer comme avant… tant qu’un programme économiquement sensé est proposé. Je n’ai ni dit « tout » ou « pas tout » ni ne cherche à caricaturer Lagarde. Méfiez vous des raccourcis rapides, mais je concède que c’est moins vendeur de faire de l’analyse constructive que de tout ramener à marche forcée à un dogme.
Ps : votre lien conclut sur les faiblesses de l’Euro et l’incapacité volontaire de la classe politique grecque à rester dans les clous fait partie des causes qu’accentuent un défaut de gouvernance… tout comme la France a un peu vite converti les « limites » de Maastricht en objectifs volontaristes, quand tout va bien… quelque part, ça crée un risque de passivité et de concussion indirecte.
PPs : la même remarque, hors Euro, pourrait aussi s’appliquer aux dynamiques et déséquilibres régionaux en France et je serais curieux de voir l’analyse des lecteurs les plus acharnés de Place Condorcet à ce sujet. Mon petit doigt me dit qu’on pleurerait un peu moins le postier marseillais, et un peu plus l’ouvrier lorrain qui est le vrai dupé par le système. C’est un thème qui devrait passionner le PG.
1- Loin d’être négligeable tout comme le sont les 50 Mds que ça coûte.
2- tu oublies l’impact de la crise du capitalisme. D’autre part, la marque de fabrique des politiques irresponsables qui ont été menées, c’est qu’elles suivent la pensée dominante néolibérale. C’est bien le capital qui nous coûte : on le voit bien quand on remarque que la part des salaires dans la richesse produite a baissé au profit du capital. C’est là qu’est parti le gros du pognon mal dépensé. Toutes les autres masses de pognon sont négligeables devant 10% du PIB. On a donc raison d’incriminer le capital, c’est à dire la finance.
3- Un exemple : faire des économies par des hausses de productivité dans la fonction publique, c’est ce qu’essaie de faire l’ump depuis 10 ans : quels ont été les montants économisés ? Rien de comparable avec les niches fiscales, les baisses de cotisation etc. De même rien de comparable avec les 10% du PIB cités précédemment (même si tu dis 5%). Comparé à l’état, les syndicats, ça pèse rien du tout donc on ne peut pas s’attendre à ce qu’il y ait beaucoup de pognon à se faire non plus de ce coté là.
4- PLN ne dit pas que les dogmes libéraux disent que les dépenses d’éducation ne servent à rien. Elle dit que les dogmes libéraux disent que les dépenses de l’état ne servent à rien (et en particulier dans l’éducation).
D’autre part, sur les gains de productivité à faire dans l’éduc nat. Je doute qu’il y en ait tant que ça ou du moins qu’ils relèvent de réformes à mener au sein de l’éduc nat. C’est avant tout un problème de société : trop d’inégalités, trop de précarité, de chômage et pas assez de mixité sociale, plus les modèles culturels dominant (le bling bling) qui ridiculisent le savoir.
Est-ce que j’ai dit que tu étais sarkozyste convaincu ?
5- sur le comité de ligne, je ne connais pas le dossier.
6- Encore une fois, mettre toute la faute sur l’europe du sud, c’est abuser : car au final, l’europe du nord aussi pourrait pâtir des déséquilibres qu’elle a encouragé. Je conteste également la division entre zones géographiques. C’est avant tout une histoire de classes : ce n’est pas toute l’europe du nord qui est sortie (apparemment) gangante, tout le monde au sud n’a pas profité des largesses et n’est pas frappé pareil maintenant.
Je n’ai pas compris ce à quoi tu penses que la proposition du FdG sur la grèce ressemble.
Ps : je relis mon lien, je ne vois pas la conclusion sur la classe dirigeante grecque dont personne ne conteste qu’elle a fait de la merde. Le point, c’est de voir qu’il y a autre chose à l’oeuvre qu’un problème d’élites corrompues, d’en finir avec les commentaires moraux sur les grecs qui sont des fainéants etc. Il y a un vice de construction dans l’UE.
PPs : mais pourquoi toujours vouloir opposer des gens dont aucun n’est vraiment privilégié par le système ? Ce n’est pas le postier marseillais qui est responsable du malheur de l’ouvirer lorrain. C’est Mittal et ses créanciers. L’argent, on ne le trouvera pas en dépouillant une classe de misérables pour une autre. L’argent il est parti massivement au capital, c’est là qu’il faut le reprendre.
je ne réponds que sur le PPS car sur le reste, je pense qu’on a cerné les zones d’enjeu et le lecteur sera capable de faire une synthèse et de prendre un peu de recul sur les concepts abordés.
=> sur le PPS je ne parlais pas de Mittal mais du rôle de l’Etat. Je serais très curieux de voir des cartes completes des transferts sociaux (y compris retraites) et de l’investissement public (à tous les échelons de notre millefeuille territorial) comparé au PNB local. Et on se dirait peut être aussi que ce n’est pas que n’est pas toujours la faute des entreprises si les territoires sur lesquels elles sont implantées perdent en compétitivité. Mais c’est hors sujet
OK tu parles du rôle de l’état mais la tendance historique de fond qui sous tend la crise, c’est pour nous l’accaparement de la richesse produite apr le capital. C’est cela que je veux rappeler avant qu’on s’en prenne à l’état, aux assistés, aux grecs etc. Après, sûrement qu’il y a du gaspi, des tire au flancs etc. Mais l’optimisation, l’intensification du travail et les protocoles de contrôle ont aussi un coût.
Ce qui est de la faute même pas des entreprises mais des capitalistes, c’est de demander toujours plus (et des conditions qui étouffent l’économie) pour déclarer une entreprise compétitive.
C’est ce concept de compétitivité qui nous mène à notre perte.
@rscarcpac
Je vais répondre sur le fond à la réponse de PLN donc pour éviter les redites, soyons court.
Le point principal que votre parti ne semble pas comprendre: la France arnaque les spéculateurs, et ce depuis longtemps.
Une banque centrale fait des avances à échéance 1 semaine voire 1 an, rarement plus… Aussi, le Front de Gauche, joue-t-il sur l’ambiguïté de la notion de taux d’intérêt.
En effet, comparer un taux à 1 an avec un taux à 10 ans, c’est comme comparer des oeufs de lump avec du caviar. Cela n’a strictement rien à voir.
Et si l’on compare ce qui est comparable, la France emprunte à 1 an entre 0,17% et 0,3% depuis très longtemps alors que le taux directeur de 1% signifie que la BCE fournit des avances contre sûreté pour une année, avec un taux de 1,25%
@rscarcpac
Fabrice m’a grillé, mais je vais compléter sa réponse pour fixer des ordres de grandeur. Il a juste oublié de dire que le FESF a prêté par valises aux banques à horizon 3 ans, soit un poil plus qu’un an. Avec un devoir pas trop trop formalisé de recycler cet argent dans l’économie réelle… et avec des résultats mitigés il est vrai. Et c’est là, l’erreur de raisonnement (volontaire ? après tout ça sert sa cause, et il n’a pas besoin de cette réalité pour vendre du rêve sachant qu’il ne sera jamais au pouvoir) de Jean-Luc Mélenchon, de vouloir obliger ces établissements de crédit à prêter à long terme au taux de la ressource court terme.
La France emprunte actuellement à 10 ans autour de 3%, l’Allemagne de 2%, l’Espagne … 6% = « hors marché » = impossible. C’est le taux indicatif principal pour un Etat (sans faire un cours de gestion actif passif complexe, il n’est pas très pratique pour un Etat de devoir recycler 1000 milliards de dettes tous les 3 mois). Ca veut dire, pour vulgariser, que la France est vue comme « 1% » plus risquée que l’Allemagne. On est d’accord, c’est la loi du marché. Maintenant, pourquoi l’Allemagne emprunte moins cher que la France ?
Par ailleurs, quand on lit dans la presse ces considérations de taux d’emprunt, il faut faire attention à distinguer le stock du flux. Le flux, c’est la dette que les états lèvent régulièrement notamment par adjudications, on parle donc d’un taux qui s’applique sur les nouveaux tirages marginaux. Ca ne change à chaque fois qu’à la marge le taux réellement payé sur le stock de dette, surtout quand celui-ci est important => et donc, on ne « raye pas d’un coup » 25 milliards d’intérêts par an d’un coup de baguette magique, sauf à ce que la France annonce reconsidérer unilatéralement les conditions de ses emprunts => oui, c’est techniquement possible (un Etat est souverain !) mais j’espère alors qu’aucun des adhérents du Front de Gauche, pour ne pas parler des autres citoyens et contribuables, ne possède d’assurance vie, ne soit propriétaire de son logement ou attende une bonne pension de retraite à l’avenir.
Sur le fonds, des taux long termes aussi bas, cela signifie surtout une bulle monétaire qui n’a pas fini d’éclater (oui, on peut dire que c’est la faute aux excès du capitalisme) ; bulle qui a permis et va paradoxalement permettre à la France de conserver un peu plus que de raison un train de vie conséquent en l’absence de réels ajustements structurels.
D’abord, on ne parle pas que de la dette publique, notre programme ne repose pas principalement sur le financement direct des états auprès des banques centrales même si c’est un instrument important dans la reconquête de la souveraineté populaire.
Ensuite, on en parle essentiellement pour le cas grec et pour dénoncer les taux demandés par les marchés, pour dire qu’il faut casser cette spéculation et que l’instrument pour le faire, c’est la BCE.
Enfin, il y a eu aussi des prêts à 3 ans qui ont été faits massivement par la BCE aux banques.
certes, mais bâtir un programme social ambitieux sur des fondations économiques qui ne ne tiennent pas, ça va créer de la frustration, même si vous n’êtes pas responsables ud fait que d’autres ont gâché avant vous les centaiens de milliards que vous vouliez consommer aux dépens des générations futures.
pour la Grèce, encore une fois, la conséquence est autant à l’excès que les causes l’ont été. Il n’y a pas de fumée sans feu. Oui, on peut critiquer l’excès de conséquences, mais penchez vous sur les causes si vous voulez éviter des problèmes à l’avenir.
Les fondations économiques qui ne tiennent pas, c’est celles sur lesquelles s’appuient les experts de la BCE, de la commission européenne etc. Après tes jugements sur la doctrine éco du FG, je pense y avoir répondu.
On se penche sur les causes aussi, on a un projet de réforme de l’UE, de la société, je ne sais pas si tu t’en est aperçu. On dirait que tu accuse le FG de vouloir juste garder la société telle qu’elle est en dépensant plus. Tu as mal lu le programme.
Fabrice,
je me permets de répondre pour éclairer la question qui lie la loi de 1973 et le traité de Maastricht…
1) si la loi de 73 a fortement encadré le fait que la Banque de France pouvait prêter aux collectivités territoriales, elle a dans le même temps permis que l’Etat se finance auprès d’opérateurs privés… C’est un verrou qui a sauté et qui s’est aggravé depuis que ces opérateurs privés ont multiplié les placements toxiques… car seul compte le temps « courts » du bénéfice immédiat.
Oui effectivement le principal problème vient des années 80 avec le traité de Maastricht (décliné dans les articles du traité de Lisbonne) mais pas du fait de la création d’une monnaie européenne mais parce que le traité a interdit aux États d’emprunter à la banque centrale.
Sans vouloir réduire le propos c’est cependant important de comprendre comment les mécanismes se sont enchaînés. Certes 1973 n’est pas « La » mesure qui a créé la situation actuelle mais elle a « ouvert une boite de pandore »…
Aujourd’hui les banques alors qu’elles se prêtent de l’argent entre elles avec des taux d’intérêt proches entre 1% à 2% grâce aux lignes de crédit qu’ils ont à Frankfurt (c’est la BCE qui fixe ces taux directeurs le premier lundi de chaque mois) et font des prêts aux États au « prix du marché » : plus de 3% pour la France, 7% pour l’Italie, 12% pour la Grèce…. Et elles empochent donc directement les intérêts qui sont payés en fin de compte par les contribuables. Et ça concerne des milliards. En France ces intérêts de la dette qu’on rembourse et coûtent entre 40 et 50mds €/an aux contribuables or on pourrait faire drastiquement diminuer ceux ci si les banques centrales pouvaient prêter aux États (on pourrait économiser entre 25 et 35 milliards sur le budget de l’Etat). je ne vois pas ce que cela a de « complotiste » comme théorie économique !
je vous renvoie -moi aussi et pour compléter mon propos- à un excellent article sur qui possède la dette :
http://www.bastamag.net/article2041.html
@PLN
Tout d’abord merci pour votre réponse, il est bien rare que les politiques répondent sur les fora. Et ce, même si je n’aime pas certains mensonges/simplifications que le FdG véhicule…
Vous dîtes:
« Je me permets de répondre pour éclairer la question qui lie la loi de 1973 et le traité de Maastricht…
1) si la loi de 73 a fortement encadré le fait que la Banque de France pouvait prêter aux collectivités territoriales, elle a dans le même temps permis que l’Etat se finance auprès d’opérateurs privés… C’est un verrou qui a sauté et qui s’est aggravé depuis que ces opérateurs privés ont multiplié les placements toxiques… car seul compte le temps « courts » du bénéfice immédiat. »
C’est faux. C’est scandaleux de laisser croire cela à l’opinion publique.
L’état a toujours emprunté auprès de la BDF via un comité d’escompte avant et après 73, et ce, jusqu’à Maastricht. La loi de 73 n’était qu’une loi-balai, où l’on a fait l’état de l’art par rapport à la situation antérieure. Comme il y en a eu régulièrement dans le passé. La loi qui a mis des limites au refinancement n’est pas 73 mais octobre 1936 sous le Front Populaire (cf. infra)
Comme l’explique mon analyse des textes de loi régissant la Banque de France (cf. mon lien Google+, vous devriez l’envoyer aux conseillers économiques du FdG…), le débat n’est pas sur le fait d’emprunter directement à la BC mais la manière dont on amène les titres de créance.
C’est la question d’indépendance.
Celle-ci n’a jamais été sérieusement remise en question depuis 1806, sauf à un seul moment -lisez bien ça va vous intéresser-, au moment du Front Populaire entre fin juillet 1936 et fin août 1936. C’est à dire moins de 3 mois… Pourquoi ? Simplement parce qu’en position d’indépendance, une banque centrale ne fait pas de cadeaux… Elle prête suivant son évaluation, qui est, comme chacun le sait très conservatrice, voire punitive…
Est-ce que cela a marché ? Et bien non… Le Front Populaire n’avait pas prévu l’impact d’une telle décision, comme certains économiques chez vous. Et que s’est-il passé ? Une fuite d’or. A tel point que le gouvernement dut interdire que les capitaux puissent dépasser les frontières dès le mois d’août. Comme une frontière ça ne peut pas se surveiller en permanence tout rentra dans l’ordre dès fin septembre.
»
Oui effectivement le principal problème vient des années 80 avec le traité de Maastricht (décliné dans les articles du traité de Lisbonne) mais pas du fait de la création d’une monnaie européenne mais parce que le traité a interdit aux États d’emprunter à la banque centrale.
Aujourd’hui les banques alors qu’elles se prêtent de l’argent entre elles avec des taux d’intérêt proches entre 1% à 2% grâce aux lignes de crédit qu’ils ont à Frankfurt (c’est la BCE qui fixe ces taux directeurs le premier lundi de chaque mois) et font des prêts aux États au « prix du marché » : plus de 3% pour la France, 7% pour l’Italie, 12% pour la Grèce…. Et elles empochent donc directement les intérêts qui sont payés en fin de compte par les contribuables. Et ça concerne des milliards. En France ces intérêts de la dette qu’on rembourse et coûtent entre 40 et 50mds €/an aux contribuables or on pourrait faire drastiquement diminuer ceux ci si les banques centrales pouvaient prêter aux États (on pourrait économiser entre 25 et 35 milliards sur le budget de l’Etat). je ne vois pas ce que cela a de « complotiste » comme théorie économique ! »
Comme je l’ai expliqué plus bas, cette présentation est incomplète.
Tout d’abord, vous présentez des taux d’horizons différents (c’est la méthode classique, et puisqu’aucun journaliste économique ne comprend ces choses-là, vous n’êtes jamais contredit).
A part la Grèce, l’Espagne et le Portugal, aucun des pays pré-cités n’aurait intérêt à « emprunter directement » à la Banque Centrale.
(NDLA: A ce sujet, il faut répéter pour les lecteurs de Place-Condorcet.fr, qu’une banque centrale ne prête pas. Elle échange des liquidités contre des garanties, suivant la qualité de la-dite garantie, à un taux qu’elle définit elle-même (sauf à vouloir retenter le merveilleux coup de 1936 de suppression de l’indépendance). Dans ce contexte, rappelons que normalement des créances comme celles de l’état grec ne devrait pas être admissible au refinancement. Mais bon passons, fin de la digression)
Pour finir, rappelons que si ce que vous souhaitez est une intervention directe de la banque centrale: soyez ravie, celle-ci a déjà eu lieu. En effet, cela se mesure par la taille du bilan de l’institut monétaire. Avec 30% du PIB de la zone Euro, on ne peut pas vraiment dire qu’il n’y ait pas d’intervention.
Bref, une fois qu’on a évacué tous les simplismes, il ne reste donc, comme l’a très justement rappelé MM92 que la planche à billet sans contrôle comme instrument monétaire. Et c’est en effet ce que propose le Front de Gauche: dépendance de l’institut monétaire sous le joug du politique, puis ensuite fixation des taux (0%, bien sûr), et puisqu’on en est là: octroi du crédit public (histoire d’avoir de belles créances)…
Bref, on sait comment ça finit… Le Zimbabwe ou la République de Weimar, voilà le destin monétaire d’un tel programme.
Dernier point. Je lis assez souvent qu’il faudrait que les nations puissent emprunter directement auprès de la BCE, en citant bien entendu l’exemple américain, anglais ou japonais.
Mais, en toute honnêteté, avez-vous déjà entendu parler du refinancement de la Californie ou de la Floride par la FED ? Ou bien des comtés anglais par la BoE ? Ou alors des préfectures japonaises par la BoJ ? Ca évidemment jamais un journaliste ne posera la question à JL Mélenchon, ou un de vos représentants sur un des plateaux télévision…
Les vraies questions sont donc la possibilité de faire exister une « dette fédérale européenne » et donc un gouvernement fédéral européen pilotant des politiques d’envergure européennes. D’autre part comme la Californie aux USA, un état devrait sans doute pouvoir faire défaut sur sa dette, sans qu’il soit pris en otage par ses créanciers. Voilà les vraies questions.
Mais notez que ces pistes auraient toutes un point commun: l’appauvrissement relatif des épargnants français et allemands.
Malgré la véhémence de mon propos, plus dû à un agacement lié à l’absence d’exposé des problématiques en jeu au cours de cette campagne présidentielle, je tiens à vous remercier pour avoir contribué au débat.
@Fabrice et Mme la candidate : Merci pour cet échange enrichissant.
SUR LA LOI 73-7 DE 1973 :
Je confirme en tant que co-auteur de l’article « Réhabilitons la loi de 1973 » qu’elle n’a rien changé sur le plan des emprunts d’Etat à la banque centrale.
Je la trouve parfaite sur ce plan là : Elle prévoit simplement que les avances et concours de la Banque de France à l’Etat sont conditionnés par des conventions (tradition depuis la création de la banque) entre le Ministre des Finances et le Gouverneur de la banque. Ces conventions doivent être approuvées par le Parlement (Assemblée et Sénat).
On y trouve donc d’une part le compromis monétaire entre gouvernement et banque centrale, et d’autre part l’aspect démocratique et contre-pouvoir avec l’approbation du Parlement.
En d’autres termes : Ce que veut le Front de Gauche, c’est le retour sous l’empire de la loi de 1973, comme le FN et Débout La République.
C’est ça qui est marrant : Ceux qui veulent les emprunts d’Etat à la Banque de France fustigent la loi de 1973, et ceux qui ne veulent pas que l’Etat emprunte à la Banque de France admirent la loi de 1973 : Les choses sont totalement inversées.
SUR LE FONDS DE L’AFFAIRE :
Aujourd’hui, revenir à une possibilité d’emprunter directement à la banque centrale européenne (malheureusement pour nous, nationalistes à couteaux entre les dents), cela sous-entend une réforme profonde :
1) Des traités Européens : Imaginons que l’on parvienne à convaincre l’Allemagne de réformer sa constitution et d’accepter cette ineptie, il faudra changer les traités pour créer de facto un gouvernement économique européen intégré et un budget européen. Or plusieurs questions se posent : dans quelles conditions un Etat peut-il emprunter à la Banque Centrale Européenne ? Y-a-t-il des Etats qui ne pourront pas y avoir accès ? Et surtout le plus importante : Le Front de Gauche accepterait-il cette union fédérale définitive [forcément libérale] unissant les marchés ordo-libéraux pour imposer définitivement le mode de développement de l’ « Europe du Nord » ?
2) De la constitution Allemande : En effet, je ne sais plus exactement ce que cela implique, mais il semble que la constitution Allemande interdise ce genre de scénarios. Il faudra convaincre une majorité du Bundestag qu’après tout, l’inflation c’est pas bien grave !
En d’autres termes, me concernant, il est tout simplement HORS de question que l’on encourage par quelque moyen que ce soit l’idée d’une possibilité d’emprunter à la Banque Centrale Européenne, car cela achèverait définitivement l’oeuvre d’intégration [que je qualifie de destructrice] fédérale.
Par contre, si le Front de Gauche s’oriente vers une sortie de l’Euro et une récupération de la Banque de France … Je soutiens
SUR L’INTERVENTION DE LA BCE CES DERNIERES ANNEES :
Enfin et pour terminer : Je ne suis pas d’accord avec toi Fabrice, quand tu expliques que la Banque Centrale est déjà intervenue directement auprès des Etats. Tu sais bien qu’elle n’est intervenu que sur le marché secondaire, ce qui veut dire que les coupons avaient déjà été décidés sur le marché primaire et beaucoup d’entre eux déjà distribués aux investisseurs.
De plus, il ne me semble pas que les coupons s’arrêtent une fois que la Banque Centrale rachète l’obligation. Un Etat qui a donc emprunté sur le marché primaire à 4%, continue de payer ces 4% [grâce au ciel] même si c’est la Banque Centrale qui possède le titre.
Je ne vois pas en quoi l’action de la BCE a soulagé qui que ce soit dans cette affaire si ce n’est les investisseurs du marché secondaire qui ne savaient plus comment se débarrasser de produits pourris et qui ont hurlé de joie quand la BCE leur a ouvert le bar.
Continuez vos échanges, je trouve ça très intéressant, merci à vous deux.
@Lior
« SUR L’INTERVENTION DE LA BCE CES DERNIERES ANNEES :[...] »
En intervenant sur le marché secondaire, une BC permet de stabiliser le taux des adjudications suivantes. Je te l’accorde.
D’autre part, et ça a fini par se voir, malgré Maastricht et Lisbonne, il est *tout à fait* possible de se refinancer directement auprès du SEBC. Comment ?
En utilisant les banques publiques, et l’armada des ELA, qui permettent de passer directement auprès du SEBC via sa BCN. Je te laisse réfléchir où cela a été utilisé récemment. Indice: c’est pas très dur