Le ridicule ne tue pas. La majorité l’a prouvé, vendredi 29 juin, lors d’un conseil municipal décidé en urgence pour couper l’herbe sous le pied des opposants au PLU. L’opposition avait quitté la salle avec fracas le 20 juin et annoncé son absence ce vendredi jugeant ce report scandaleux.
La majorité a donc soliloqué. Pour faire durer le plaisir, une fois n’est pas coutume, les godillots de service ont fait des remarques et posé des questions assez superficielles. La leçon avait été bien apprise pendant la semaine. Ils n’avaient pas eu le temps de lire dans le détail le volumineux projet du PLU. Il s’était organisé à répondre « aux écrits » sur le PLU.
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Le débat contradictoire n’était donc pas invité. Ce fut une mascarade. Les quelques personnes du public n’ont rien appris de nouveau. Le maire et son adjointe à l’urbanisme restent droits dans leurs bottes. Ils ont répété ce que nous avions entendu aux précédentes réunions. Ils ont refait l’histoire, en remontant jusqu’en 1937, à défaut de tracer l’avenir de Bourg-la-Reine.
Car la première partie était consacrée au déroulement du débat sur le PLU. Ce fut une justification sans fin des négociations avec Bourg-la-Reine Environnement dont la représentativité est remise en cause. Cela sent l’arrangement entre amis car l’essentiel des dispositions et projets qui font débat restent en l’état.
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La majorité lit place-condorcet.fr. Les bienheureux, ils pourraient y débattre. Les projets de destruction/reconstruction du centre ville dont s’inquiète l’association AQVBLR ont été largement abordés. Martine Parésys a voulu confirmer qu’il n’y avait rien de décidé pour le centre ville alors que le maire a suggéré le contraire.
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Elle a rappelé qu’il n’y aura pas d’expropriation dans l’année qui suivra le PLU parce qu’il s’agit d’un projet à 10 ans. Le développement de la ZAC de la Bièvre a suivi le même modèle. La mairie prend possession des lieux, ne l’entretient pas pour justifier sa destruction pour cause d’insalubrité. Elle fut condamné par la cours de cassation dans cas spécifique de la Maison de l’électricien.
Comme toujours, notre premier magistrat, ne peut pas s’empêcher de comptabiliser les équipements construits depuis 25 ans. Il a aussi fait miroiter de nouveaux, comme par exemple la rénovation et l’extension de l’école de la Faïencerie et de la crèche du 92. Ce sera le programme d’une nouvelle mandature a assuré Madame Parésys. Passé comme futurs, ces équipements sont construits au pifomètre en l’absence d’une programmation pluriannuelle, ce qui avait amusé la chambre régionale de la cour des comptes,.
Certaines commentaires illustrent l’état d’esprit de cette majorité… Par exemple, un élu, qui n’a pas été contredit, a demandé que les espaces paysagers comme le stade municipal en synthétique soient inclus dans les espaces verts. Consternation du public.
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La majorité invoque l’impact du SDRIF pour la commune. A de nombreuses reprises les élus de la municipalité ont rappelé les objectifs très contraignants du schéma directeur de la région île de France en terme de densification, notamment: nécessité de densifier à 1km autour des grandes gares, obligation de 30% de logements sociaux (soit au moins 1000 logements en plus rien que pour Bourg-la-Reine), etc. M. le Maire a même expliqué, par exemple, qu’il a refusé de densifier le quartier pavillonaire à l’ouest de la gare. Place-condorcet.fr va enquêter sur le SDRIF ainsi que les prises de position passées de la ville et vous révèlera tout !
Finalement, personne ne sort grandi de ce conseil municipal qui s’est mué en réunion de la majorité. L’opposition désert. La majorité ne convainc pas sur la méthode de concertation et le fond du projet. Le maire et son adjointe s’obstinent à ne pas vouloir sortir par le haut de cette crise en rassemblant la ville sur son avenir. Un jeu de billard à plusieurs bandes. A suivre à l’automne.
placecondorcet
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Pendant que les islamistes d’Ansar Eddine poursuivent la démolition des mausolées de Tombouctou, la mairie de Bourg la Reine démolit des pans entiers de notre patrimoine.
A quand le classement par l’UNESCO des derniers bâtiments historiques de Bourg la Reine ?
Ce qui prouve que ce blog n’est pas modéré…Assimiler les élus à des islamistes est plus bête qu’insultant. Comparer la maison de l’électricité aux mausolées de Tombouctou est pour le coup insultant.
« Tout ce qui excessif est insignifiant » Talleyrand.
Allons Thierry, un peu de sens critique: tu ne vois pas que cette chère Peggy est très proche de tes idées et qu’elle parle par antiphrase ? Décidément votre équipe me semble perdre un peu leur boussole.
@T. Sergent
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